Secrétaire général national du parti socialiste depuis 1996, le dauphin désigné d’Abdou Diouf ne semble pas pressé de céder son siège. « Que je perde ou que je sois élu, je laisserai la place [à la tête du PS] », assurait-il pourtant en janvier 2012, à la veille de briguer pour la deuxième fois la présidentielle. Tanor se disait alors soucieux de « préparer les jeunes générations » à lui succéder, évoquant Khalifa Sall, le maire de Dakar, ou la députée et maire de Podor, Aïssata Tall Sall, comme étant « l’avenir du parti ».

Deux ans plus tard, Ousmane Tanor Dieng se succédait pourtant à lui-même à la tête du PS, à l’occasion d’une primaire à la soviétique. Quant à savoir si cet allié revendiqué de Macky Sall pourrait se présenter une troisième fois à la présidentielle, dans l’hypothèse où son parti se prononcerait en faveur d’une candidature autonome, le chef du groupe socialiste à l’Assemblée, Cheikh Seck, ne l’excluait pas, en août 2015 : « Si plusieurs candidats sont enregistrés [lors d’une primaire], celui dont je suis sûr qu’il sortira du scrutin, […] c’est Ousmane Tanor Dieng. »