À 76 ans, il est l’un des vétérans de la scène politique nationale. En février 2007, alors qu’il se présentait pour la deuxième fois consécutive à la présidentielle, sous la bannière de l’Alliance des forces de progrès (AFP), cet homme d’affaires fortuné promettait qu’il s’arrêterait là : « S’il plaît à Dieu, c’est ma dernière participation à un scrutin présidentiel. » Cinq ans plus tard, il allait pourtant briguer à nouveau les suffrages des Sénégalais au nom de la coalition Benno Siggil Sénégal, incapable d’accoucher d’une candidature unique – ce qui empêcha Niasse et son frère ennemi, le socialiste Ousmane Tanor Dieng, d’atteindre le second tour.

« Si je gagne, je ne ferai qu’un seul mandat de cinq ans », déclarait-il à Jeune Afrique en janvier 2012. Quatre ans plus tard, pourtant, il soutenait « sans réserves » le choix de Macky Sall de renoncer à réduire son mandat en cours, suite à l’avis négatif du Conseil constitutionnel.